dans l'arène maudite
pour la bête interdite
qui piaffe dans son sang !
Un cheval fou se cabre
comme terrorisé
par le ballet macabre
qui lui est imposé !
Dans la ville éclatée
par ce remue-ménage
une odeur de carnage
trouble mon ciel d'été !
un sentiment horrible
me fait courber le dos
sous le regard terrible
des aficionados !
Et puis les picadors
arrêtent le massacre
pour assister au sacre
d'un roi en habits d'or :
face à la bête hagarde
il tire son épée...
La foule le regarde,
Ca y est, il a frappé !!!
Un sinistre guignol
pour créer l'atmosphère
s'amuse à contrefaire
un accent espagnol !
Un seul coup, torero !
le cirque entier se dresse !
Toréro, toréro !
ils saluent ton adresse !!!
Une immense clameur
que je sens immorale
couvre le dernier râle
du taureau qui se meurt !
Et la bête sauvage
je l'aperçois soudain,
la vraie bête sauvage
est là : sur les gradins
