Il pleut, bergère,

Il pleut, bergère,
Entends cet amoureux,
qui flirte avec ton nom,
entends, cet homme heureux,
il te chante Manon :

"Il pleut, il pleut, bergère,
mais pas sur les moutons
qui dansent sous ton lit,
et ma chanson légère
claque sur tous les tons
dans le jour qui pâlit !
Il pleut, il pleut, bergère,
mais pas sur ta prairie
où je viens défaillir,
il pleut, il pleut, bergère,
mais ta rose est fleurie
et je viens la cueillir !
Il pleut, il pleut, bergère,
mais pas sur tes seize ans
livrés à mon désir,
une odeur de fougère
t'habille de printemps
dans un lit de plaisir !
Il pleut, il pleut, bergère
de l'or dans tes cheveux
et du feu sur ton corps !
Ton regard me suggère
de passer aux aveux,
et de t'aimer encor...
Il pleut, il pleut, bergère,
des mots brûlants qu'on dit
à l'autre avec ses mains,
il pleut, il pleut, bergère,
le soir nous étourdit,
et c'est presque demain !
Il pleut, il pleut, bergère,
mais pas sur les moutons
qui dorment sous ton lit !
et ma chanson lègère
claque sur tous les tons
pour saluer nos folies,
bergère !"
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato sabato 15 marzo 2008 15:30

Voici !

Voici !
Des cerveaux bien chétifs,
des casquettes ornementales,
des tubes digestifs,
et puis des parties génitales,
voici ,
Messieurs, Mesdames,
une première esquisse !


Des chapeaux bien trop mous,
quelques stylos à la pochette,
des travaux sans remous,
de la conscience qu'on achète,
voici,
Messieurs, Mesdames,
une seconde esquisse !


Du désir, de l'envie,
et du poison dans chaque fibre,
et ce besoin de vie
pour faire comme un équilibre,
voici,
Messieurs, Mesdames,
voici, hélas, un homme !
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato sabato 15 marzo 2008 15:15

Femme,

Femme,
F.igurer l'enfant sage
E.nroulé sur ton sein,
M.ordre dans ton corsage,
M.inauder à dessein,
E.t dormir sur ton corps !

Femme fétiche,
femme Madone !

F.rémir un beau matin
E.t, tout à coup volage,
M.almener son destin,
M.ûrir bien avant l'âge,
E.t vivre par ton corps !

Femme fétiche,
femme Madone !

F.ondre un soir deux visages
E.t n'en faire plus qu'un,
M.épriser les présages,
M.entir comme un coquin,
E. t brûler sur ton corps !

Femme fétiche,
femme Madone !

F.uir loin de ton rivage
E.mporté par un grain
M.aléfique et sauvage,
M.ouiller dans ton chagrin,
E.t souffrir par ton corps !

Femme fétiche,
femme Madone !

F.inir ses jours enfin
E.n te rendant hommage,
M.ourir pour un parfum
M.êlé à ton image,
E.t dormir sur ton corps !

Femme fétiche,
femme Madone,
cet acrostiche,
je te le donne !
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato sabato 15 marzo 2008 15:04

Le cul dans ma baignoire,

Le cul dans ma baignoire,
Enfin, je me détends !
Nu comme un nouveau-né,
je retrouve le temps
de mes vertes années,
un temps qui s'est enfui,
doucement, sans un bruit,
comme les perles d'eau
qui roulent sur mon dos...
Le cul dans ma baignoire,
je me prends à penser
à mon bonheur passé !

Je me plais à rentrer
dans la cour du lycée
où j'avais rencontré
la blonde fiancée
de quinze ans et demi
qui m'avait bien promis,
enthousiaste et ravie,
de m'aimer pour la vie...
le cul dans ma baignoire,
souvent je la revois,
ou bien j'entends sa voix...

Alors passe le train
des ces amours d'un jour
que j'avais, plein d'entrain,
abreuvées de "toujours" !
Le temps de les classer,
puis de les effacer,
quand un trouble s'ensuit,
comme l'eau qu'on essuie...
Le cul dans ma baignoire,
je les vois qui s'en vont
en bulles de savon !

Je m'étonne, râleur,
moi qui fus chaud-lapin,
de n'avoir pour chaleur
plus que l'eau de mon bain...
En faisant mon shampoing
je regarde à quel point
le temps, cet animal,
a su me faire mal !
Le cul dans ma baignoire
j'essaie de repêcher
tout ce que j'ai gâché !

Quand j'en ai plus qu'assez
de tant de souvenirs
maintes fois ressassés,
j'ouvre pour en finir
la bonde de l'oubli,
et le froid rétablit
le calme autour de moi
en brisant mon émoi...
Je sors de ma baignoire
sans le moindre fracas,
sans crier "Euréka !"
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato sabato 15 marzo 2008 14:13

A brûle-pourpoint,

A brûle-pourpoint,
Nathalie ?
C'est un tendre voyou, une poupée vivante,
c'est un vrai feu follet, une fleur captivante !

Nathalie ?
C'est un rayon d'azur, un bouquet de lumière,
qui vous fait un palais de la moindre chaumière !

Nathalie ?
C'est un flôt turbulent, une vague indomptable,
c'est le bonheur parfait, le plaisir véritable !

Nathalie ?
C'est un oiseau sacré, c'est un peu l'hirondelle
qui éclaire soudain le printemps d'un coup d'aile !

Nathalie ?
C'est un poème écrit en lettres majuscules,
c'est des sons, des couleurs, des éclats qui bousculent !

Nathalie ?
C'est un petit trésor, c'est une pièce unique,
qui diffuse partout comme un vent de panique !

Nathalie ?
C'est un cadeau du ciel, un don de la nature,
c'est une porte ouverte à la libre aventure !

Nathalie ?
C'est un torrent d'amour, de charme, et de tendresse,
qui passe et disparait sans vous laisser d'adresse !

Nathalie ?
C'est un coup de grisou, c'est un coup de tonnerre,
c'est un billet gagnant, un truc pas ordinaire !

Nathalie ?
C'est le feu d'un volcan, c'est l'éclair, la tempête,
qui a défait mon lit, mon coeur, ma vie, ma tête...
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato sabato 15 marzo 2008 13:54