Dans la semaine (ou lettre de femme, sprirituelle !)

Dans la semaine (ou lettre de femme, sprirituelle !)
Lundi,
tu me préviens, nerveux,
un bouchon, retardé...
Mais un bouchon fardé,
avec de longs cheveux !


Mardi,
un camion en travers...
Un pépin effarant,
un pépin pas courant,
avec de grands yeux verts...

Mercredi,
un flic qui fait du zèle,
t'es bloqué sur un pont :
c'est un flic en jupons,
et tu finis chez elle !


Jeudi,
c'est un match prolongé,
tu attends...c'est normal,
un match qui te fait mal,
tu finis allongé...


Vendredi,
c'est un représentant
qui te coince au bureau,
dur, mais charmant bourreau,
il te vend ses vingt ans !


Samedi,
tu restes cloué au lit :
je sais, c'est décevant...
Mais par un clou vivant,
et , ma foi, fort joli...



Dimanche ?
ne rentre pas trop tôt,
peaufine ton tiercé...
Moi ? j'en avais assez,
j'ai repris le bateau !
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# Postato domenica 16 marzo 2008 05:10

Chimère...

Chimère...
Quelquefois la nuit je m'invente
une pause récréation,
une mise en scène émouvante,
et je joue à l'Amour-fiction !
En faisant fi des boniments
je replonge dans un roman,
où j'aime à voir dormir ensemble
ces deux amants qui nous ressemblent !
Puis je relis encore des lettres qui jaunissent,
et je fais des chansons qui souvent me trahissent
en ressuscitant notre Amour !


J'imagine une salle immense,
tout un public que tu secoues,
c'est un rêve qui recommence,
je te regarde et, tout à coup,
tu es là, rose de plaisir,
tu vas répondre à mon désir...
Et je sens nos mains qui s'étreignent,
à l'abri des spots qui s'éteignent !
Puis je relis encore des lettres qui jaunissent,
et je fais des chansons qui souvent me trahissent,
en ressuscitant notre Amour !


Je laisse nos bouches gourmandes
croquer un baiser interdit,
en ignorant les réprimandes
que notre bonheur étourdit,
nous faisons peut-être l'Amour,
mais soudain le temps se fait lourd....
Ca sent le plaisir éphèmère,
le rêve fou et la chimère...
Alors je les détruis ces chants qui me trahissent,
alors je brûle enfin tes lettres qui jaunissent,
mais ça n'efface pas l'amour,
mais ça n'efface pas l'amour !
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# Postato domenica 16 marzo 2008 05:00

Sonnets pour elle,

Sonnets pour elle,
SERMENT :

Je n'oublierai jamais cette belle étrangère
qui éclaira d'amour mon esprit embrouillé
en offrant à mes yeux son corps ensoleillé
simplement étendu sur un lit de fougère ;


je n'oublierai jamais cette belle belle étrangère
qui colora de ciel mon horizon souillé
en offrant à mes mains son corps ensoleillé
caressé sans pudeur pas la brise légère ;


Je n'oublierai jamais la saveur déroutante
de sa peau colorée au parfum d'outre-mer
qui remplit tout à coup ma bouche trop contente ;


je n'ouvblierai cette fille d'ailleurs
qui a su me donner lorsque j'étais amer
pour soulager mon coeur le goût des jours meilleurs.



FOLIE :

Quand tu es apparue au détour de ma vie
je t'ai interpelé et j'ai saisi ta main
pour te livrer le fond de mon âme asservie
par ta seule présence au bord de ce chemin !


Car dans mon rêve fou tu nourrissais l'envie
de te donner à moi sans attendre à demain :
somptueuse beauté, intrépide et ravie,
tu m'offrais un bouquet d'amour hors du commun...


Et tu semais soudain sur ma pâle existence
les arômes subtils d'une serre fleurie
dont les fleurs sont gorgées d'une lumière intense...


Oui! je t'aimais déjà, mais tu étais passante...
Et ton corps n'existait que dans ma rêverie,
oui ! je t'aimais d'amour, mais tu étais absente...

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# Postato domenica 16 marzo 2008 04:48

Edith et Marlène,

Edith et Marlène,
Quand il s'installe à son piano
pour ensoleiller le silence,
ce n'est pas un air de Gounod,
ni du Mozart qu'il nous balance,
non, c'est une simple chanson,
un peu folle, un peu nostalgique :
Berlin s'éveille
dans un frisson,
Paris suveille
des mains magiques,
ça fait comme une cantilène,
ça s'appelle EDITH et MARLENE !


Il met des mots, certains violents,
sur une musique étonnante,
parle d'Amour, et de talent,
de voix chaudes et lancinantes...
Les yeux mi-clos, le coeur battant,
il construit des rimes parfaites :
pour lui Paris
vit au printemps,
Berlin sourit,
et fait la fête !
Parfois, on dirait du Verlaine
ses mots pour EDITH et MARLENE !

Il échappe à la pesanteur
avec les accords qu'il préfère,
il rallume de projecteurs,
il recrée toute une atmosphère,
et le soir pour le soutenir
s'habille alors en demi-teintes :
Paris respire
des souvenirs,
Berlin soupire
la voix éteinte...
Chantez, chantez, la belle Hélène,
lui, il rêve EDITH et MARLENE !
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# Postato sabato 15 marzo 2008 16:01

Quatre à quatre (elles se reconnaitront...)

Quatre à quatre (elles se reconnaitront...)

Quatre fleurs éclatantes
au fond de mon quartier
on fait un beau matin
une entrée percutante,
et l'Amour, sans pitié,
m'a changé en pantin !

Je rêve et je m'invente
des scènes insensées
où je suis embrassé
par quatre fleurs vivantes !


Quatre bouches gourmandes
maquillées savamment
aux couleurs de la vie,
et moi qui me demande
laquelle par moments
me fait le plus envie ?

Je plonge dans le vide
mon esprit tourmenté,
et là je crois goûter
quatre bouches avides...


Quatre grands coeurs à prendre,
quatre regards brûlants,
et quatre nez moqueurs
me minent sans comprendre,
gonflés par ces élans
qui poussent les vainqueurs !

Quand je me pécipite
dans le fond de mon lit,
j'entends, dans ma folie,
quatre coeurs qui palpitent...


Quatre petits derrière
en forme d'explosifs
me barrent l'horizon,
éclatant les barrières,
sans efforts intensifs,
de ma pauvre raison !

Alors je me surmène,
je crache sur la foi,
et je meurs quatre fois,
quatre jours par semaine !
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# Postato sabato 15 marzo 2008 15:43