tu verras,
ce frêle papillon
qui danse sur l'épine
dans le chaud tourbillon
de ton âme caline,
il sera,
tu verras,
la fleur fraiche-cueillie
mise au canon des armes,
dans le charmant fouillis
des pensées qui t'alarment,
il sera,
tu verras,
cet or pur qui attend
dans un ruisseau sordide,
pour combler au printemps
le promeneur candide,
il sera,
tu verras,
le miel de notre vie,
tes yeux et ma lumière,
le fruit de notre envie,
et notre joie première,
il sera,
tu verras,
ta seule religion,
mon unique croyance,
notre premier million,
notre plus belle chance,
il sera,
notre enfant,
la raison de nos jours,
et , clarté solennelle,
sur l'autel des Amours,
notre flamme éternelle !