Espoir,

Espoir,
Un moineau sur un toit
s'invente un répertoire,
pour me parler de toi,
pour chanter notre histoire,
un gosse émerveillé
fait pousser une rose,
sur le pavé mouillé
par l'ondée qui l'arrose...
Je me laisse bercer
par ce rêve insensé,
aux odeurs de mystère,
et je quitte la terre !


Mais soudain bousculé
par un souffle qui passe
le moineau affolé
s'évanouit dans l'espace,
c'est un vent de folie
qui blesse les pétales
de ma rose jolie,
et le gamin détale...
Le charme a disparu,
ça bouge dans la rue,
puis une cloche sonne,
dans le jour qui frissonne !


Je n'ai plus au matin
que l'image frivole
d'une fleur qui s'éteint,
d'un moineau qui s'envole,
et d'un gamin moqueur
gonflé par l'espérance
d'avoir au fond du coeur
l'Amour en référence...
Le soleil s'est levé,
mais qu'il fait bon rêver
à la douceur lunaire
d'un monde imginaire !


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# Postato domenica 16 marzo 2008 08:03

Deo gratias

Deo gratias
Sur le fameux miracle
qui comble le vaurien,
sur le fameux oracle,
qui ne voit jamais rien,
je rends grâce au Père surpris,
à son fils et au saint esprit,

par toutes les vermines,
qui se gavent sans fin,
par toutes les famines
des pays de la faim,
je rends grâce au Père surpris,
à son fils et au saint esprit !

Sur ce coin de la carte
où luttent des bannis,
sur le noir qu'on écarte
des grands Etats Unis,
je rends grâce au Père surpris,
à son fils et au saint esprit,

par celui qui n'a guère
plus de droits qu'un baudet,
par le bruit de la guerre
sur le sol irlandais,
je rends grâce au Père surpris,
à son fils et au saint esprit !

Sur la vie que l'on donne
à un déshérité,
sur ceux qu'on abandonne
à la mendicité,
je ends grâce au Père surpris,
à son fils et au saint esprit,

Par les Amours qui meurent
avant d'avoir vécu,
par les maux qui demeurent
dans le sein d'un vaincu,
je rends grâce au Père surpris,
à son fils et au saint esprit !

Sur le plaisir frivole
avili par l'argent,
sur le bonheur qu'on vole
au poète indigent,
je rends grâce au Père surpris,
à son fils et au saint esprit,

Par ce qui se consume
de défaut en défaut,
par ma modeste plume
parlant plus qu'il ne faut,
je dis merde au Père surpris,
à son fils et au saint esprit !
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# Postato domenica 16 marzo 2008 07:51

Les cités interdites,

Les cités interdites,
Je sais des cités sans chaleur
que le soleil a désertées,
je sais des cités de malheur
où t'as pas envie de chanter :
pour quinze ans trop jolis,
et quinze ans pas salis,
je sais des cités interdites !


Je sais des cités sans scrupules
que l'Amour ne peut transformer,
je sais des cités de crapules
où t'as pas le loisir d'aimer :
pour vingt ans trop osés,
et vingt ans pas brisés,
je sais des cités inerdites !


Je sais des cités de démence
que le béton a malmenées,
je sais des cités sans clémence
où tu peux pas te promener :
pour trente ans magnifiques,
et trente ans pacifiques,
je sais des cités interdites !


Je sais des cités sans jardins
que la mort a traumatisées,
je sais des cités de gredins
où tu peux pas te reposer :
pour soixante ans craintifs,
et soixante ans chétifs,
je sais des cités interdites !

Je sais des cités à vomir,
et ça m'empêche de dormir !
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# Postato domenica 16 marzo 2008 06:42

Confusion,

Confusion,
Il y avait des fleurs posées
sur le rebord de la fenêtre,
et des dessins sur les croisées
que mon coeur a cru reconnaitre,

mais c'était dans une autre rue...


Il y avait des grands murs blancs
le long de la rue principale,
et les mêmes pigeons tremblants
sous un ciel affreusement pâle,

mais c'était dans une autre ville...


il y avait des mots sucrés
qui virevoltaient dans l'espace,
et des jours entiers consacrés
à oublier le temps qui passe,

mais c'était dans un autre monde...



Il yu avait tes longs baisers
qui me faisaient quitter la terre,
et puis tes rires amusés,
quand je te parlais de Cythère...

Mais c'était dans une autre vie....

# Postato domenica 16 marzo 2008 06:32

Le Nil,

Le Nil,
Du Ruwenzori enneigé,
qui joue à narguer le soleil,
au coeur d'un décor sans pareil,
le Nil blanc à jamais chargé
de boue, d'histoire, et de mystère,
tombe brusquement sur la terre !


Dans le vacarme démentiel
d'un bataillon de conquérants
il s'échappe en mille torrents
de ce mur qui bouche le ciel,
pour aller inonder le sable
d'une richesse intarissable !


Le monstre mugissant, vicié,
touche Karthoum où, sans répit,
grâce au Nil bleu de l'Ethiopie,
il devient le dieu nourricier
qui sait rendre vert et fertile
le sol gris d'un désert hostile !


Il noie la terre et les arias
des tristes fellahs laborieux,
tandis que des gamins curieux
regardent tourner les norias :
c'est la fin du désert immense,
c'est là que l'Egypte commence !


Et la rocaille calcinée,
c'est le miracle de l'Orient,
se change en jardins luxuriants :
Le Caire est là, illuminé,
par une lune qui l'arrose
d'une étrange poussière rose...


La ville aux quatre cents mosquées,
à la fois calme et attendrie,
sait que non loin d'Alexandrie,
les flôts enfin domestiqués
vont jeter dans la mer profonde
les plus anciens secrets du monde
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# Postato domenica 16 marzo 2008 06:25