que le ciel est serein,
avec cet air marin,
qui traverse la ville,
qu'on serait bien sans doute
à mordre dans la vie,
pour s'aimer, somme toute,
au gré de notre envie,
mais moi, ma mie, je suis en taule,
et tu attends,
pleure ton coeur,
file le temps,
mais moi, ma mie, je suis en taule...
Je voudrais qu'on me soigne,
et tu quittes mon lit,
ce bateau qui s'éloigne
c'est l'Amour qui m'oublie,
je n'ai rien d'une idole
aux larmes que j'essuie,
dans une course folle
mon regard te poursuit !
Attends, ma mie, je suis en taule,
tu n'attends pas,
pleure mon coeur,
file ton pas,
attends, ma mie, je suis en taule...
J'ai le regard des morts
dans le piège maudit
de cet affreux taudis
où grouillent les remords,
mes rêves qui pullulent
se cognent bien plus fort
aux murs de ma cellule
qui brise leurs efforts :
adieu, ma mie, je suis en taule,
ne m'attends plus,
pleure ce coeur,
qui t'a déplu,
adieu, ma mie, je reste en taule
